Réponse de la Coalition pour la culture et les médias à la vision de Patrimoine canadien

Communiqué de presse

CONTINUITÉ – ÉQUITÉ – SOUTIEN
Réponse de la Coalition pour la culture et les médias
à la vision de Patrimoine canadien

Montréal, le 2 octobre 2017 – Les organisations regroupées dans la Coalition pour la culture et les médias sont déçues par la proposition floue et l’incohérence de la vision du gouvernement canadien pour un Canada créatif. Alors que tous attendaient des réponses concrètes à leurs préoccupations criantes concernant la pérennité et le
rayonnement de la culture et des médias nationaux à l’ère numérique, c’est une vision partielle et incomplète qui consacre une iniquité fiscale unanimement décriée.

La coalition abonde dans le sens de ceux qui ont critiqué les propos de la ministre du Patrimoine canadien depuis quelques jours. Au lendemain de son énoncé de vision, elle rappelle les attentes du milieu en faveur d’une vision politique claire, inclusive, équitable et dans la continuité de l’action gouvernementale des dernières décennies.

L’entente Netflix, ajouter l’insulte à l’injure !
La vision présentée ne cadre pas avec les principes de notre manifeste (http://www.manifestepourlaculture.info), et nous sommes profondément choqués par l’entente entre le gouvernement et Netflix. Celle-ci vient banaliser le fait que des multinationales étrangères interagissent avec les Canadiens selon des standards différents de ceux de nos propres entreprises. Cela constitue une atteinte à notre souveraineté culturelle, en plus d’être profondément inéquitable. Le double standard au niveau de la taxation en est un exemple frappant.

Pourquoi l’américaine Netflix, qui a déclaré des revenus de près de 9 milliards $ l’an dernier, devrait-elle être avantagée ? Le gouvernement croit-il réellement que de négocier une entente « bilatérale » avec une multinationale américaine est un bon moyen de « continuer à protéger et à promouvoir nos histoires et notre culture » ? Ne voit-il pas dans cette entente un dangereux précédent ? Quels sont les paramètres pour le contenu canadien ? Pour le contenu francophone ? Nous demandons que l’entente conclue derrière des portes closes soit rendue publique pour que les contribuables puissent en connaître les termes.

Le gouvernement Trudeau installe une cassure plutôt qu’une continuité par rapport au soutien public et à la règlementation des 50 dernières années, qui ont permis de mettre sur pied l’écosystème culturel et médiatique canadien et québécois.

Et les oubliés ?
Et que dire des autres secteurs ? Outre la gifle aux médias écrits (« Nous n’avons pas l’intention de soutenir les modèles qui ne sont plus viables pour l’industrie. ») et aux diffuseurs de contenu en ligne compétiteurs de Netflix, la vision proposée n’offre aucune perspective pour des secteurs importants de l’univers de la communication et de la culture : la diffusion, la production et la création musicale, le livre dans son ensemble et les salles de presse régionales. Un plan de transition vers le numérique est nécessaire, mais il ne doit pas se faire au prix de notre souveraineté culturelle !

Nous souhaitons ouvrir un dialogue constructif avec le gouvernement
Voyant à quel point la vision annoncée dans « Canada créatif » est de mauvais augure pour l’avenir de l’identité culturelle du Québec et du Canada, la Coalition pour la culture et les médias compte continuer à susciter le dialogue avec le gouvernement fédéral pour assurer sa compréhension des enjeux et des conséquences des gestes qu’il pose ou qu’il a à poser. Nous profiterons de la tournée de la ministre Mélanie Joly dans quelques villes canadiennes pour lui faire part de nos inquiétudes et lui soumettre une série de questions et propositions.

À propos de la Coalition pour la culture et les médias
Une quarantaine d’organisations représentant des centaines de milliers de personnes ont été les premiers signataires du manifeste. En une semaine, plus de 3 500 personnes et organisations qui se sont jointes au mouvement tant au Québec qu’au Canada. Le site Manifestepourlaculture.info héberge le manifeste et recueille les noms de tout individu
ou organisation voulant ajouter sa voix à ce cri collectif.

PARMI LES SIGNATAIRES :
• Alliance des producteurs francophones du Canada (APFC)
• Alliance of Canadian Cinema, Television and Radio Artists (ACTRA)
• Alliance québécoise des techniciens de l’image et du son (AQTIS)
• ARTISTI
• Association des professionnels de l’édition musicale (APEM)
• Association des propriétaires de cinémas du Québec (APCQ)
• Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec (ARRQ)
• Association nationale des éditeurs de livres (ANEL)
• Association québécoise de la production médiatique (AQPM)
• Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ)
• Association québécoise des cinémas d’art et d’essai (AQCAE)
• Canadian Media Producers Association (CMPA)
• Conseil québécois des arts médiatiques (CQAM)
• DOC Canada, incluant sa division du Québec
• Fédération culturelle canadienne-française (FCCF)
• Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)
• Fédération nationale des communications (FNC-CSN)
• Front des réalisateurs indépendants du Canada (FRIC)
• Forum for Research and Policy in Communications (FRPC)
• Guilde des musiciens et musiciennes du Québec (GMMQ)
• Les Amis de la radiodiffusion canadienne
• L’Observatoire des réseaux et interconnexions de la société numérique (ORISON)
• L’Observatoire du documentaire
• Michèle Rioux, directrice du Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation (CEIM)
• Performers’ Rights Society (PRS)
• Québec Cinéma
• Quebec English-language Production Council (QEPC)
• Regroupement des artisans de la musique (RAM)
• Société de gestion collective des droits des producteurs de phonogrammes et de vidéogrammes du Québec (SOPROQ)
• Société des auteurs de radio, télévision et cinéma (SARTEC)
• Société du droit de reproduction des auteurs compositeurs et éditeurs au Canada (SODRAC)
• Société Internet du Québec (ISOC Québec)
• Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et son Conseil provincial du secteur des communications (CPSC)
• Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau (SEPB)
• Table de concertation de l’industrie du cinéma et de la télévision de la Capitale-Nationale
• Unifor-Québec
• Union des artistes (UDA)

Pour informations : Isabelle Gareau 514 953-0142 igareau@ftq.qc.ca
Catherine Escojido 514 927-8807 cescojido@aqtis.qc.ca
http://www.manifestepourlaculture.info/
http://www.standingforculture.info/
https://www.facebook.com/manifestepourlaculture/

Le communiqué de la Coalition pour la culture et les médias est aussi disponibles en format PDF ici.

Lettre ouverte au gouvernement du Canada de la part de plus de 270 membres de l’industrie du cinéma et de la télévision.

 

Lettre ouverte

APFC

32es Prix Gémeaux : 4  producteurs membres de l’APFC parmi les finalistes

Pour diffusion immédiate :

Le 4 juillet 2017 – C’est avec fierté que l’Alliance des producteurs francophones du Canada (APFC) tient à souligner le travail de ses membres qui se démarquent une fois de plus comme des leaders de l’industrie de la télévision et des médias numériques.  Nous retrouvons 4 membres de l’APFC parmi les finalistes de la 32e édition des prix Gémeaux, soit Bellefeuille Productions, Carte Blanche Films, Machine Gum et Slalom, et ce pour un total de 10 nominations.

Les Gémeaux récompensent l’excellence de la production télévisuelle et des médias numériques francophones à travers les pays. La 32e édition du gala se tiendra le 17 septembre prochain et sera diffusée en direct sur ICI Radio-Canada Télé.

L’APFC félicite avec enthousiasme les exploits de ses membres et leur souhaite la meilleure des chances lors du dévoilement des lauréats.

Voici les productions des membres de l’APFC qui se sont mérité une nomination :

MEILLEURE RÉALISATION DOCUMENTAIRE : BIOGRAPHIE OU PORTRAIT, ARTS ET CULTURE, NATURE, SCIENCES ET ENVIRONNEMENT – ÉMISSION
Phil Comeau – ZACHARY RICHARD TOUJOURS BATAILLEUR (Bellefeuille Productions)

MEILLEUR SCÉNARIO : DOCUMENTAIRE – ÉMISSION
Phil Comeau – ZACHARY RICHARD TOUJOURS BATAILLEUR (Bellefeuille Productions)

MEILLEUR MONTAGE : HUMOUR, VARIÉTÉS TOUTES CATÉGORIES
Pauline Decroix – BALADE À TORONTO – SAISON 3 « Épisode 21 – Ariane Lemire » (Machine Gum Productions)

MEILLEUR THÈME MUSICAL : TOUTES CATÉGORIES
Serge Côté – ST NICKEL « Épisode 1 – Un bonus et un amande » (Carte Blanche Films)

MEILLEUR HABILLAGE GRAPHIQUE : TOUTES CATÉGORIES
Jay Bond, Garry Tutte – ST NICKEL « Épisode 4 – La Pinata de troie » (Carte Blanche Films)

MEILLEUR RÔLE DE SOUTIEN FÉMININ : COMÉDIE
Marie-Hélène Thibault – TOI ET MOI – SAISON 3 « Épisode 8 » (Slalom / Zone3)

MEILLEUR PREMIER RÔLE MASCULIN : JEUNESSE
Pascal Boyer – MOTEL MONSTRE – SAISON 6 « Épisode 123 – Anna-chronisme » (Slalom)

MEILLEURE ÉMISSION OU SÉRIE JEUNESSE FICTION : 12 ANS ET MOINS
MOTEL MONSTRE – SAISON 6 – Geneviève Cousineau, Marie-Pierre Gariépy (Slalom)

MEILLEURE COMPOSANTE NUMÉRIQUE POUR UNE ÉMISSION OU SÉRIE : JEUNESSE
MOTEL MONSTRE – LE MANUSCRIT VOLÉ – Marie-Pierre Gariépy, Jean-Philippe Marin (Slalom / Mbiance)

MEILLEURE COMPOSANTE NUMÉRIQUE POUR UNE ÉMISSION OU SÉRIE : VARIÉTÉS
BALADE À TORONTO – David Baeta, Philippe Burnet, Renée De Sousa, Simon Madore (Machine Gum Productions / Machine Gum Interactif)

L’Alliance des producteurs francophones du Canada (APFC) se consacre au développement de l’industrie francophone du film, de la télévision et du multimédia à l’échelle canadienne. L’APFC est le porte‐parole de vingt et une entreprises francophones de production indépendante établies d’est en ouest au Canada.

Contact : Carol Ann Pilon
Directrice générale
Téléphone : 613-230-1116
Courriel : capilon@apfc.info

APFC

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE :

L’Alliance des producteurs francophones du Canada (APFC) a tenu sa 17e Assemblée générale annuelle

 

Ottawa, 2 juin 2017

C’est dans un esprit rassembleur, de collaboration et de concertation que la 17e Assemblée Générale annuelle de l’Alliance des producteurs francophones du Canada (APFC) s’est tenue le 28 mai dernier à Montréal.  L’APFC accueillait fièrement 3 nouvelles maisons de productions au sein de son membership.

Mme Carol Ann Pilon, directrice générale, se réjouit de la participation des membres et de la qualité et la teneur des discussions.  « Les prochaines années de l’APFC seront consacrées à relever les défis qu’attend le développement de l’industrie francophone du film, de la télévision et des médias numériques à l’échelle Canadienne et à optimiser les opportunités que présentent l’émergence d’une culture numérique et le soutien au développement de nouveaux marchés, ici et à l’étranger ».

Trois postes étaient en élection cette année.  Jean‐Claude Bellefeuille a été réélu par acclamation pour un deuxième mandate au poste de président du conseil d’administration et Patrick Clément prend le poste de secrétaire-trésorier.  Tracy Legault occupe désormais un poste d’administratrice et David Baeta se joint au conseil d’administration.  L’APFC tient à remercier chaleureusement Léa Pascal (BlikTV, Ottawa), administratrice sortante, pour son travail acharné et son dévouement.  Le conseil d’administration de l’APFC se compose maintenant de Jean‐Claude Bellefeuille (Bellefeuille production, Moncton), président, René Savoie (Productions du Milieu, Moncton), vice‐président, Patrick Clément (Manito Média, Winnipeg), secrétaire‐trésorier, Tracy Legault (Carte Blanche Films, Ottawa), administratrice, et David Baeta (Machine Gum, Toronto), administrateur.

Réunis dans le cadre du congrès annuel du 28 au 30 mai, les membres de l’APFC ont également eu l’occasion d’échanger sur plusieurs sujets dont les Fonds de production indépendants certifiés, le renouvellement des licences des radiodiffuseurs, les nouvelles tendances en diffusion et les défis et opportunités du financement de la production francophone en milieu minoritaire. Le congrès fut couronné d’une session de rencontres éclair entre 16 producteurs et 21 diffuseurs, pour un total de 172 rencontres; une expérience fort appréciée de tous les participants.

« Le succès de cet événement peut être attribué à la participation enthousiasme de nos membres et des diffuseurs de langue française.  Je suis persuadé qu’avec une Alliance forte et unie, nous pourrons positionner et faire rayonner la production franc ‐canadienne sur tous les écrans du pays, et ce, dans tous les genres », a déclaré M. Jean‐Claude Bellefeuille, président du conseil d’administration de l’APFC.

L’Alliance des producteurs francophones du Canada (APFC) se consacre au développement de l’industrie francophone du film de la télévision et du multimédia à l’échelle canadienne. L’APFC est le porte‐parole de vingt et une entreprises francophones de production indépendante établies d’est en oust au Canada.

 

Contact : Alexandre Sawyer,

Coordinateur de projets, communications et médias sociaux

Téléphone : 613‐230‐1116

Courriel : asawyer@apfc.info

Lancement du nouveau site internet et de la cinémathèque de l’Alliance des producteurs francophones du Canada (APFC)

Cette nouvelle plateforme Web permet une navigation plus conviviale, affichant un visuel actuel et dynamique et un contenu enrichi.

« Il est important pour l’Alliance des producteurs francophones du Canada (APFC) d’assurer sa présence sur le web pour offrir aux Canadiens une fenêtre sur l’industrie de la production médiatique francophone et un accès à des contenus riches, originaux et diversifiés qui reflètent les communautés francophones et acadiennes dans le paysage audiovisuel d’aujourd’hui. », explique Mme Carol Ann Pilon, directrice générale de l’APFC.

Un million d’histoires à révéler!

Au cœur de cette refonte, une place de choix est accordée aux œuvres de nos membres avec l’ajout d’une cinémathèque virtuelle contenant plus de 375 titres. « La cinémathèque permet de faire découvrir le talent et les œuvres de nos producteurs et créateurs francophones à un plus large public, tant sur la scène nationale qu’à l’internationale », mentionne le président du conseil d’administration de l’APFC, M. Jean-Claude Bellefeuille.

L’APFC vous invite à découvrir toutes ces nouveautés en consultant le www.apfc.info

Il est aussi possible de nous suivre sur les réseaux sociaux en devenant adepte de notre page Facebook ou  Twitter.

Pour renseignements:

Carol Ann Pilon
Directrice générale
Alliance des producteurs francophones du Canada (APFC)
Courriel : capilon@apfc.info
Numéro de téléphone : 613-230-1116 

 

 

Suite au décès de Ghislain Labbé, l’Alliance des producteurs francophones du Canada (APFC) tient à offrir ses plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches, dont elle partage la douleur et la tristesse.

Tout au long de sa vie, Ghislain Labbé a été un grand ami de la production francophone hors Québec et un allié fidèle de l’APFC. « Le décès de M. Labbé est une perte immense pour l’industrie de la production francophone et acadienne », souligne Jean-Claude Bellefeuille, président du conseil d’administration de l’APFC.

À l’occasion du 20e anniversaire de son entreprise, la productrice Léa Pascal annonce que « Les Productions Léa Pascal Inc. » change dorénavant de nom pour « Les Productions BLIKTV Inc. »

Une nouvelle signature visuelle et un nouveau site web accompagnent ce changement. Par la même occasion, un nouveau volet de production audiovisuelle et web vient s’ajouter à l’entreprise afin de répondre aux besoins grandissants de clients corporatifs.

L’Alliance des producteurs francophones du Canada (APFC) offre ses plus sincères condoléances à la famille et aux proches de Paulette Gagnon, grande dame du théâtre franco-ontarien et des arts et de la culture francophone au pays.

Paulette Gagnon, qui aura œuvré toute sa vie pour promouvoir et développer les arts et la culture francophone, a occupé différents mandats au Conseil des arts de l’Ontario, à La Nouvelle Scène, au Théâtre français du Centre national des Arts, à la Fédération culturelle canadienne-française (FCCF) et à l’Association des théâtres francophones du Canada. Son départ survient la veille de l’annonce de la création d’une Place des Arts francophones à Sudbury, un projet pour lequel elle aura consacré les cinq dernières années de sa vie et qui n’aurait pas vue le jour sans son travail acharné et ses efforts soutenus.

L’APFC salue le souvenir de Paulette Gagnon, qui aura marqué par sa volonté et sa détermination les arts et la culture franco-ontarienne et la francophonie canadienne.

 

Conférence de presse – 2 octobre, Montréal
Cette feuille de route pour les industries culturelles et créatives canadiennes doit se précise rapidement avec des mesures positives et des engagements concrets pour répondre aux réalités de la francophonie canadienne. Le manque de détails dans le cadre stratégique présenté engendre plusieurs questions et nourrit l’incertitude en francophonie.

La décision du gouvernement d’accroître sa contribution au Fonds des médias du Canada (FMC) à partir de 2018-2019 et l’investissement de 125 millions de dollars en appui à une stratégie d’exportation sont un premier pas dans la bonne direction. Ces solutions ne peuvent cependant que servir de mesures intérimaires en attendant que le gouvernement canadien mette en place une politique culturelle canadienne audacieuse et équitable, qui permet au secteur de demeurer compétitif.

Si l’examen de la Loi sur la radiodiffusion et de la Loi sur les télécommunications laisse entrevoir l’ouverture du gouvernement à modifier son système réglementaire pour assurer que tous les intervenants du secteur offrant du contenu aux Canadiennes et Canadiens participent à la production d’oeuvres originales de langue française, l’entente négociée avec Netflix indique le contraire.

Il est encore bien difficile de mesurer les impacts de cette entente. Il semble qu’aucune garantie de production francophone n’a été négociée sur les investissements de 500 millions de dollars sur cinq ans. Même si le géant américain de la vidéo en continu promet d’investir 25 millions de dollars supplémentaires dans le déploiement d’une stratégie de développement du marché pour le contenu francophone, il n’y a aucune certitude que ces sommes financeront la production dans nos communautés.

L’APFC avec la FCCF et son réseau entendent jouer un rôle actif dans l’orientation stratégique de la politique culturelle canadienne en participant aux consultations du CRTC, notamment sur « les nouveaux modèles qui appuieront la création et la distribution d’émissions d’information et de divertissement canadiennes dans les deux langues officielles. »

Si nous tenons au contenu canadien, comme l’a dit la Ministre Joly dans son discours, il faut prendre des moyens concrets pour en assurer la pérennité.

Bonjour, Madame Joly et merci de cette invitation à vous rencontrer.

Je me nomme Carol Ann Pilon, Directrice générale de l’Alliance des producteurs francophones du Canada et membre de la Fédération culturelle canadienne-française.

Je parle au nom des artistes, artisans, créateurs et producteurs de contenu de langue française qui oeuvrent dans 9 provinces et 2 territoires. Je parle au nom de l’inclusion et de la diversité francocanadienne.

Nous comprenons que cette vision est un point de départ, nous y voyons un potentiel et nous sommes prêts à travailler avec vous et nos partenaires, cosignataires du manifeste, avec qui nous sommes solidaires, pour trouver des solutions novatrices qui feront rayonner la vitalité et la richesse culturelle de nos communautés.

La vision du gouvernement canadien doit protéger et encourager l’inclusion et la diversité, même aux dépens d’une logique pure d’affaires et de concurrence économique. La loi du nombre ne doit pas être le seul déterminant. Le défi est encore plus important quand il s’agit des contenus francophones.

L’examen de la Loi sur la radiodiffusion et de la Loi sur les télécommunications laisse entrevoir l’ouverture du gouvernement à modifier son système réglementaire pour assurer que tous les intervenants du secteur offrant du contenu aux Canadiennes et Canadiens participent à la création d’oeuvres originales de langue française.

Nous entendons jouer un rôle actif dans l’orientation stratégique de la politique culturelle canadienne en participant entre autres, aux consultations du CRTC, notamment sur « les nouveaux modèles qui appuieront la création et la distribution d’émissions canadienne. »

En ce qui concerne l’entente Netflix, il est difficile de s’en réjouir, car il semble qu’aucune garantie de production francophone n’a été négociée sur les investissements de 500 millions de dollars. Même si le géant américain promet d’investir 25 millions de dollars supplémentaires dans le déploiement d’une stratégie de développement du marché pour le contenu francophone, il est peu probable que ces sommes financent la production dans nos communautés sans obtenir des engagements précis.

Le cadre stratégique présenté la semaine dernière comporte des annonces positives de nouveaux investissements tels que la stabilisation du FMC et la stratégie d’exportation et de nouvelles initiatives telles que le soutien à des hubs créatifs et le développement de contenu, les modifications au BCPAC, la création du Conseil des industries créatives et le renouvellement du mandat de Radio-Canada. Mais il soulève également plusieurs questions sans réponses pour la francophonie. Aucune mention, à part un renvoi à la prochaine feuille de route pour les langues officielles. À l’instar de celle-ci, nos créateurs et producteurs ont soif de stratégies efficaces d’appui aux industries culturelles et créatives canadiennes. C’est là-dessus que nous allons travailler pour garantir que des mesures positives et des engagements concrets sont pris pour permettre la pleine expression des voix créatives uniques de la francophonie canadienne.

Il y a de l’espace pour construire et nous participerons activement à la recherche et à la mise en place de solutions.

Comment prévoyez-vous travailler avec nous, les organismes culturels francophones sur le terrain, pour qu’on se retrouve dans cette stratégie et non seulement dans le plan d’action pour les langues officielles ?