Ouest quʼon parle français?

Qui sont les francophones de la région vancouveroise ? Dʼoù viennent-ils ? Que réunit et sépare les francophones et les francophiles ? Pourquoi et comment reste-t-on francophone à Vancouver en 2010 ? À lʼoccasion du Centenaire de la première communauté francophone sur la côte Ouest et en guise de réponse, « Ouest quʼon parle français? » vous propose des rencontres très diverses qui célèbrent la diversité et la vivacité de la communauté franco-colombienne.

Peut-on être aveugle et être vulnérable aux foudres de l’amour à première vue? Comment les aveugles trouventils l’âme sœur? Leurs méthodes sont-elles si différentes de celles des voyants? Quand l’amour est aveugle ouvre une fenêtre sur la culture des aveugles et porte un regard candide sur les défis personnels et affectifs que doivent surmonter les aveugles à la recherche du grand amour. Ce film explore l’univers de l’attirance et de l’amour, en suivant le parcours complexe de trois personnes en quête de compagnie et d’amour et en présentant les défis que leur posent la vie de célibataire, les rendez-vous et l’amour dans leur monde si peu visuel.

Quand l’amour est aveugle dévoile bravement les problèmes réels et apparents qui font obstacle aux aspirations romantiques de Shawn, une athlète sympathique et chaleureuse, de Jacquie, une romantique farouchement indépendante qui a de la difficulté à trouver l’âme sœur, et de Bryan, un professionnel doté d’un grand sens de l’humour qui s’est laissé séduire par la voix de sa conjointe.

Pour ces quelques francophones qui ont eu le coup de cœur, le Yukon est cet espace magique où, au-delà de la langue et de la culture française, leurs vies ont pris racines. Que l’on soit immigrant belge, arrivé à la fin des années 60; jeune famille venue vivre le mythe boréal, avec traineaux à chiens et cabane en bois rond ou encore entrepreneurs en tourisme avec le projet du parfait petit café, le Yukon est un de ces lieux où il est encore possible de trouver, de se trouver.

Arc-bouté sous le poids de ses rêves, l’image indélogeable du chercheur d’or a cédé le tableau aux chercheurs de vrai, aux chercheurs de plénitude. Le Yukon n’est pas pour les cœurs sensibles, mais il accueille à bras ouverts les grands cœurs, les fous de la lumière comme disait la chanson. Celle des étés sans fin comme celle des aurores boréales.

Épisode complet :

http://ici.radio-canada.ca/regions/special/2014/YPF/index.asp

Pour ces travailleurs francophones, l’Alberta c’est l’Eldorado canadien. Leur enrichissement économique, souvent accompagné d’une croissance en nouvelles expériences, entraîne quand même des coûts sociaux alors que les liens familiaux et communautaires quotidiens sont désormais à la baisse. Pour l’opérateur de pelle mécanique, la peintre, le joueur de football, le chauffeur de taxi, l’apiculteur, la tisserande ou le gendarme, le dénominateur commun demeure l’importance du maintien stable de sa langue et de sa culture.

 

Épisodes complets :

http://franco-faune.radio-canada.ca/

Fransas quoi?! nous transporte à travers les champs de canola de la Saskatchewan afin de dresser le portrait d’une communauté qui se bat contre l’assimilation. Fransaskois, c’est le nom que se sont donné les francophones de cette province pour s’identifier. Si beaucoup ignorent leur existence, le français est pourtant parlé partout en Saskatchewan depuis très longtemps. Aujourd’hui, il est toujours célébré fièrement par ceux qui ont la fleur de lys rouge tatouée sur le cœur.

Épisode complet :
http://fransasquoi.radio-canada.ca/

Les clowns d’aujourd’hui, sont toujours ces artistes du rire, spécialistes de la tarte à la crème et du délire poétique. Mais beaucoup d’entre-eux, ont aussi la bonté pour double-vie. Je clowne pour toâ! part à la rencontre de Doc Willikers, Dr Fifi se pense bien, Onri Ireland et plusieurs autres clowns tendres et fous qui font rire les enfants immobilisés dans leur lit d’hôpital, les personnes âgées que la mort attend, les réfugiés à qui la guerre a tout pris, et les jeunes en rupture de ban. Ils nous parlent de leur métier et de leur vie. Avec ou sans nez rouge, ils nous entraînent dans un monde où la légèreté côtoie la profondeur, le rire, et les larmes, et où la vie, le courage et l’espoir triomphent bien souvent, malgré les épreuves. Tourné à travers le Canada et à San Francisco, dans les hôpitaux, les écoles, et les festivals, Je clowne pour toâ! est un hommage à ces artistes au grand cœur. Et c’est aussi une réflexion sur ce personnage mystérieux du clown et la place surprenante qu’il occupe dans notre société.

C’est l’histoire de Jean Caux, dit Cataline, ce pionnier francophone venu tenter sa chance pendant la ruée vers l’or de 1858. Après maints échecs à titre de mineur, il découvre que l’or se trouve surtout dans le transport de marchandises. C’est ainsi que débute sa carrière de paqueteur qui couvre plus d’un demi-siècle et qui le mène, lui et son train de mules, à parcourir la Colombie- Britannique, depuis les eaux douces du fleuve Fraser jusqu’aux pentes vertigineuses de la région du Cariboo.

Dans ce passionnant documentaire d’une heure, faites la connaissance de cet aventurier, pour qui la vie était les sentiers, la nature sauvage et les nuits à la belle étoile. Rencontrez aussi les personnages qui racontent sa vie et qui, malgré les années, ont su garder intacte la mémoire de Cataline.

À l’an vert est le récit unique de quatre francophones de la Colombie-Britannique qui ont décidé de dédier leur vie entière au respect de l’environnement et de notre planète.

Chaque année, le Canada reçoit jusqu’à trente-cinq mille immigrants portant le statut de réfugiés. Ce sont des gens qui, souvent, ont été témoins et victimes d’actes d’une barbarie difficile à imaginer. Traumatisé par les images qu’il filme lors d’une guerre civile génocidaire, et persécuté de toute part pour son refus d’y prendre part, le caméraman burundais Mohammed- Abdillah Baranyikwa croit échapper au conflit lorsqu’il arrive au Canada. Ainsi en va-t-il de Chantal Mirindi Safi, qui fuit la guerre civile du Congo et tente de recommencer une nouvelle vie. Tous deux découvrent que, malgré tout, pour eux et pour leur communauté en exil, ce n’est que le début d’un chemin difficile vers la liberté et la paix. « La question fondamentale, c’est: est-ce que le peuple veut des réfugiés au pays? Si la réponse est oui, il faut se donner des moyens pour créer des ponts, et d’ouvrir l’esprit. Mais si la réponse est non, si on n’en veut pas, arrêtons de faire semblant. C’est trop cruel… »

C’est ainsi que la question est posée par Andrée Juneau qui travaille depuis vingt ans auprès des réfugiés. Quelle est la responsabilité du Canada en tant que pays d’accueil envers les réfugiés qu’il accepte? Sommes-nous vraiment en mesure de les comprendre et de les aider, et comment pouvons-nous faire en sorte qu’ils puissent vraiment amorcer ici une vie nouvelle?

Un groupe de 11 musiciens vancouverois s’est vu proposer un défi: composer, répéter et présenter en concert une nouvelle pièce de musique écrite pour un gamelan et un ensemble occidental composé d’un piano et d’un octuor de cuivres. Ils se joignent donc aux vingt-sept membres du gamelan Çudamani dans le petit village de Pengosekan au centre de Bali, à l’initiative du compositeur et ethnomusicologue canadien Michael Tenzer.

Pendant un mois, ils vivent une immersion balinaise totale alors qu’ils doivent s’adapter à un environnement culturel et à des conditions de vie entièrement neufs. Bali par coeur c’est plus qu’un documentaire musical. C’est une histoire profondément humaine d’amitié, d’enthousiasme, de défis et de conflits. C’est aussi le témoignage émouvant de l’attachement profond des Balinais à une culture dont ils ont compris qu’elle était leur principal moyen de survie.