Yukon parle français

Pour ces quelques francophones qui ont eu le coup de cœur, le Yukon est cet espace magique où, au-delà de la langue et de la culture française, leurs vies ont pris racines. Que l’on soit immigrant belge, arrivé à la fin des années 60; jeune famille venue vivre le mythe boréal, avec traineaux à chiens et cabane en bois rond ou encore entrepreneurs en tourisme avec le projet du parfait petit café, le Yukon est un de ces lieux où il est encore possible de trouver, de se trouver.

Arc-bouté sous le poids de ses rêves, l’image indélogeable du chercheur d’or a cédé le tableau aux chercheurs de vrai, aux chercheurs de plénitude. Le Yukon n’est pas pour les cœurs sensibles, mais il accueille à bras ouverts les grands cœurs, les fous de la lumière comme disait la chanson. Celle des étés sans fin comme celle des aurores boréales.

Épisode complet :

http://ici.radio-canada.ca/regions/special/2014/YPF/index.asp

Le documentaire L’oeil de la baleine raconte la réalisation d’une peinture murale/mosaïque monumentale composée de 231 toiles, uniques, peintes par plus de 200 artistes portant un regard original sur la côte ouest et sa beauté légendaire.

À l’an vert est le récit unique de quatre francophones de la Colombie-Britannique qui ont décidé de dédier leur vie entière au respect de l’environnement et de notre planète.

Chaque année, le Canada reçoit jusqu’à trente-cinq mille immigrants portant le statut de réfugiés. Ce sont des gens qui, souvent, ont été témoins et victimes d’actes d’une barbarie difficile à imaginer. Traumatisé par les images qu’il filme lors d’une guerre civile génocidaire, et persécuté de toute part pour son refus d’y prendre part, le caméraman burundais Mohammed- Abdillah Baranyikwa croit échapper au conflit lorsqu’il arrive au Canada. Ainsi en va-t-il de Chantal Mirindi Safi, qui fuit la guerre civile du Congo et tente de recommencer une nouvelle vie. Tous deux découvrent que, malgré tout, pour eux et pour leur communauté en exil, ce n’est que le début d’un chemin difficile vers la liberté et la paix. « La question fondamentale, c’est: est-ce que le peuple veut des réfugiés au pays? Si la réponse est oui, il faut se donner des moyens pour créer des ponts, et d’ouvrir l’esprit. Mais si la réponse est non, si on n’en veut pas, arrêtons de faire semblant. C’est trop cruel… »

C’est ainsi que la question est posée par Andrée Juneau qui travaille depuis vingt ans auprès des réfugiés. Quelle est la responsabilité du Canada en tant que pays d’accueil envers les réfugiés qu’il accepte? Sommes-nous vraiment en mesure de les comprendre et de les aider, et comment pouvons-nous faire en sorte qu’ils puissent vraiment amorcer ici une vie nouvelle?

Un groupe de 11 musiciens vancouverois s’est vu proposer un défi: composer, répéter et présenter en concert une nouvelle pièce de musique écrite pour un gamelan et un ensemble occidental composé d’un piano et d’un octuor de cuivres. Ils se joignent donc aux vingt-sept membres du gamelan Çudamani dans le petit village de Pengosekan au centre de Bali, à l’initiative du compositeur et ethnomusicologue canadien Michael Tenzer.

Pendant un mois, ils vivent une immersion balinaise totale alors qu’ils doivent s’adapter à un environnement culturel et à des conditions de vie entièrement neufs. Bali par coeur c’est plus qu’un documentaire musical. C’est une histoire profondément humaine d’amitié, d’enthousiasme, de défis et de conflits. C’est aussi le témoignage émouvant de l’attachement profond des Balinais à une culture dont ils ont compris qu’elle était leur principal moyen de survie.

L’arbre a troqué son rôle de ressource pour celui de symbole et sa popularité ne cesse de croître. Au Canada, certains veulent y vivre, d’autres y grimper ou s’y «aventurer» juste pour le plaisir. Retour à la nature? Nostalgie juvénile? Ras le bol du statut quo? Aspiration spirituelle? Quelques pistes pour essayer de comprendre et une heure entre ciel et terre pour découvrir le monde des «branchés arbres».

Alors que l’anglais et le français demeurent les deux langues officielles du Canada, un troisième joueur tend à se joindre à la partie. Demain, nous parlerons tous chinois fait découvrir la pression que commence à subir l’immersion française en Colombie-Britannique. Le documentaire suit une année scolaire dans la vie de Lucas, 5 ans, un franco-taïwanais. Son école a été choisie par la commission scolaire qui innove en proposant un tout premier programme d’immersion en mandarin, dès la maternelle.

Le film nous amène à la rencontre de témoins et de joueurs clés de ce secteur éducatif en pleine agitation. Partisans de l’enseignement du mandarin, institutionnels ou citoyen, porte-parole de l’immersion française, familles et organismes. Les deux camps se confrontent, avec en toile de fond, Lucas.

Pour ces travailleurs francophones, l’Alberta c’est l’Eldorado canadien. Leur enrichissement économique, souvent accompagné d’une croissance en nouvelles expériences, entraîne quand même des coûts sociaux alors que les liens familiaux et communautaires quotidiens sont désormais à la baisse. Pour l’opérateur de pelle mécanique, la peintre, le joueur de football, le chauffeur de taxi, l’apiculteur, la tisserande ou le gendarme, le dénominateur commun demeure l’importance du maintien stable de sa langue et de sa culture.

 

Épisodes complets :

http://franco-faune.radio-canada.ca/

Fransas quoi?! nous transporte à travers les champs de canola de la Saskatchewan afin de dresser le portrait d’une communauté qui se bat contre l’assimilation. Fransaskois, c’est le nom que se sont donné les francophones de cette province pour s’identifier. Si beaucoup ignorent leur existence, le français est pourtant parlé partout en Saskatchewan depuis très longtemps. Aujourd’hui, il est toujours célébré fièrement par ceux qui ont la fleur de lys rouge tatouée sur le cœur.

Épisode complet :
http://fransasquoi.radio-canada.ca/

Les clowns d’aujourd’hui, sont toujours ces artistes du rire, spécialistes de la tarte à la crème et du délire poétique. Mais beaucoup d’entre-eux, ont aussi la bonté pour double-vie. Je clowne pour toâ! part à la rencontre de Doc Willikers, Dr Fifi se pense bien, Onri Ireland et plusieurs autres clowns tendres et fous qui font rire les enfants immobilisés dans leur lit d’hôpital, les personnes âgées que la mort attend, les réfugiés à qui la guerre a tout pris, et les jeunes en rupture de ban. Ils nous parlent de leur métier et de leur vie. Avec ou sans nez rouge, ils nous entraînent dans un monde où la légèreté côtoie la profondeur, le rire, et les larmes, et où la vie, le courage et l’espoir triomphent bien souvent, malgré les épreuves. Tourné à travers le Canada et à San Francisco, dans les hôpitaux, les écoles, et les festivals, Je clowne pour toâ! est un hommage à ces artistes au grand cœur. Et c’est aussi une réflexion sur ce personnage mystérieux du clown et la place surprenante qu’il occupe dans notre société.