À Tokyo, les izakayas sont le repère de la foule hétéroclite qui peuple la capitale nipponne et ses banlieues. Des anonymes qui s’habituent les uns aux autres. Une série Netflix. Des chansons bouleversantes. Il n’en fallait pas plus pour que la réalisatrice traverse le monde et parte à la rencontre de Suemarr, auteur-compositeur-interprète qui signe plusieurs titres des émissions de Midnight Diner : Tokyo Stories sur Netflix.
Venir sur l’Île-du-Prince-Édouard, c’est adopter la terre, adopter la mer, adopter cette société qui nous appelle CFA « Come from Away » et s’adopter soi-même, car l’île ouvre en nous une brèche constitutive et nourricière. La réalisatrice livre ici son questionnement intime sur le rapport au territoire, au corps, au rapport d’appartenance et à la non-maternité, dans une perspective écoféministe.
Cette réalisation a bénéficié du soutien financier de la Fédération culturelle de l’Île-du-Prince-Édouard et d’Innovation PEI dans le cadre du programme Bobine.
Dialogue interculturel entre le Japon et le Canada, ce documentaire rassemble par la parole et par la création un artisan-teinturier d’indigo des montagnes de Kyoto et deux designers de mode du Mile-End montréalais pour offrir une réflexion sur l’art de ralentir, de « bien faire » son métier, de respecter nature et vivant. Ces échanges ont pris corps dans la création d’une blouse que l’un a teinte et que les autres ont dessinée et cousue. Le monde, rond comme une bobine, les humains encore un peu tissés serrés.
Entre nostalgie et authenticité, cet essai cinématographique explore la beauté du tangible et la magie du son gravé sur des sillons de plastique, alors qu’à l’Île-du-Prince-Édouard, le vinyle renaît dans une petite presse comme un acte de résistance à l’ère numérique. Entrepreneurs et artistes réinventent le lien intime avec la musique, le temps qui passe et les passionnés qui écoutent.
Des citoyennes et des citoyens s’engagent pour préserver la mémoire collective acadienne, transmettre la langue française et accueillir les nouveaux arrivants à l’Île-du-Prince-Édouard. À travers leurs parcours, le documentaire explore la fine ligne entre sauvegarde d’un héritage et ouverture au monde, et la nécessité, pour une communauté, de se transformer pour rester vivante.
Après la découverte de kystes au sein, la cinéaste Hélène Lebon se confronte à une peur héritée d’une histoire familiale marquée par le cancer. En quête de réponses, elle se tourne vers son amie Simonne Cormier, survivante d’un cancer du sein, qui aide d’autres femmes à se réapproprier leur corps grâce à une prothèse mammaire naturelle conçue au Canada.
À travers des rencontres intimes avec des femmes touchées par la maladie, « Femmes réparées, corps sur-mesure » mêle documentaire d’auteur, poésie visuelle et installations florales pour explorer la guérison, la résilience et la reconstruction. Un portrait sensible de femmes qui reprennent possession de leur corps, de leur voix et de leur histoire.
Marjolaine s’intéresse à la préservation de la biodiversité. Rencontre avec les responsables de certains organismes mondiaux pour tanter de comprendre notre capacité à mettre en place des structures de gouvernance aptes à coordonner les efforts d’une multitude d’acteurs privés, publiques, et issus de la société civile, et ce à tous les niveaux de gouvernance.
Arthur, un jeune franco-yukonnais de 13 ans, est passionné par la trappe, la pêche et la chasse. L’appel de la nature le consume totalement. Il n’a en tête que de passer ses journées dans les bois à apprendre les enseignements de la nature. Ses parents, eux, veulent qu’il demeure sur les bancs d’école pour être mieux outillé pour l’avenir. En même temps, ils le poussent à suivre ses passions et n’hésitent pas à lui fournir le nécessaire pour progresser dans ses apprentissages. À 13 ans, Arthur se considère comme un coureur des bois des temps modernes! Il a déjà un réseau de contacts impressionnant avec lequel il passe du temps, toujours dans le but d’approfondir ses connaissances au sujet de la forêt.
Paryse Suddith est de descendance cherokee, africaine-américaine et acadienne. Après avoir consacré son temps à la pratique du droit autochtone sur la scène nationale et internationale, elle revient au Nouveau-Brunswick pour s’occuper de sa santé. Elle se lance dans une démarche de guérison avec une approche intégrale, ce qui l’amène à renouer avec ses racines. En partant de son point de vue unique, nous sommes témoins des efforts, mais aussi des défis liés au rapprochement entre les communautés culturelles et avec sa propre famille.
La Bulle Atlantique a vu le jour le 3 juillet 2020. C’est grâce aux règles sanitaires les plus stricts en Amérique du Nord que les quatre provinces Atlantiques, épargnées par la pandémie de la Covid-19, décident d’ouvrir leurs frontières entre elles. Située dans une extrémité du pays, son contexte géographique lui permet d’exister.
Le documentaire la Bulle Atlantique présente ce que vivent les gens de l’intérieur et les enjeux occasionnés par les frontières, afin de créer un pont vers l’extérieur. Nous explorons les points de vue provoqués par les restreintes du confinement, les sentiments de fierté et de peur qu’elles soulèvent.
Cette bulle implique la gestion collaborative de quatre gouvernements provinciaux, un phénomène unique et jamais vu au Canada. D’une part la Bulle Atlantique semble être une oasis de tranquillité à l’abri du méchant virus. De l’autre côté, ce repli sur soi a des conséquences économiques, politiques et humaines… Ça va bien aller !