Hymne Migratoire

En 1997, Annie Pembe Mponda, doit soudainement quitter la République Congo pour venir se réfugier au Canada afin de fuir la violence grandissante au pays. Elle emmène avec elle son fils Wagner, âgé de 4 ans, mais se voit obligée de laisser ses deux filles, Kisha et Miriam (4 mois et 2 ans), avec leur grand-mère. Le chemin qui mènera Annie à obtenir sa citoyenneté canadienne s’avèrera très long et difficile, mais c’est l’espoir de se voir un jour réunie avec ses trois enfants qui lui donne force et courage. Kisha et Miriam chantent ensemble depuis qu’elles sont toutes petites, et leurs chants apaisent leurs inquiétudes quand elles se sentent seules. Cette musique deviendra le fil d’Ariane qui les guidera de l’amour maternel de leur grand-mère à Kinshasa vers une réconciliation avec leur mère et cette nouvelle vie au Canada, remplie d’amour et d’espoir.

 

En 2018, Joe Fafard, l’un des plus grands sculpteurs canadiens, nous offrait son autoportrait en bronze intitulé Selfie. Menacé par le cancer, il commençait une réflexion sur lui-même et son œuvre. Dans ce documentaire, il continue en mots cette exploration intelligente, sereine et mûrement réfléchie de sa trajectoire artistique. Joe Fafard, l’oeuvre d’une vie, ce sont les mémoires de Joe Fafard, peuplées de sculptures animales, de ses vaches bien sûr, mais aussi des humains, de Van Gogh et Cézanne à ses proches, dont il traque l’essence profonde, avec perspicacité, talent et humour. Le testament d’un artiste touchant, chaleureux et unique.

 

Découvrir le Yukon sans argent, est-ce possible? L’impétueux Simon D’Amours tente de vivre du tourisme participatif.

Ce documentaire s’attaque aux mythes et aux tabous qui caractérisent cette plante complexe, et aux stigmates auxquels font face ses consommateurs.

Un groupe de Franco-ontariens répond à l’invitation lancée par des Algonquins de la
réserve Wahgoshig et se déplace pour rendre visite à la communauté située dans le
nord de l’Ontario au bord du lac Abitibi. Pendant deux semaines, le groupe sera initié à
la vie quotidienne des Autochtones et à leur culture. Plusieurs Algonquins parlent
français et pourront ainsi servir de guide à leurs invités. Au fil des jours, les Franco-
ontariens pourront vivre avec les Autochtones et participer à leurs activités
quotidiennes, sportives et culturelles. Ils pourront dialoguer avec les Wahgoshig sur les
enjeux importants et faire une expérience unique. L’objectif est de combattre les
préjugés dont sont victimes les Autochtones, en faisant vivre une expérience prolongée
à un groupe de personnes sur place.

La communauté hôte est dynamique, fière de sa culture, tournée vers l’avenir et
ouverte à la communication. Au fil des documentaires, nous ferons connaissance avec
les Franco-ontariens. Ces personnes proviennent de milieux divers, appartiennent à des
générations et des cultures différentes et possèdent des savoir-faire en lien avec les
intérêts actuels des Wahgoshig. Nous découvrirons leurs attentes avant le départ, puis
leurs réactions à leur nouvel environnement pendant le séjour. Nous suivrons ainsi
l’évolution des mentalités et des perceptions de chacun avec le temps.

 

Considéré comme l’un des plus beaux hiboux d’Amérique du Nord, le harfang des neiges (bubo scandiacus) est certes un des plus impressionnants. Sa beauté et l’image de liberté qu’il inspire le rendent fortement reconnaissable.

Emblème aviaire du Québec, son nom est associé à une multitude de produits et d’organismes. Mais si on va plus loin que la simple image de beauté et de liberté qu’il incarne, son histoire naturelle, quoique mal connue, est elle aussi fascinante et justifie qu’on s’y attarde. Suivant le principe éprouvé de partir du connu pour aller vers l’inconnu, nous irons à la rencontre du harfang alors qu’il se retrouve tout près de nous.

À intervalles plus ou moins réguliers, des individus de l’espèce accomplissent des déplacements en masse, de leurs aires de nidification arctiques vers les zones plus peuplées du Sud. Ils affectionnent alors des habitats qui leur rappellent leur toundra natale. Les plus fortes concentrations se retrouvent dans les prairies canadiennes, en particulier dans une zone au nord de Saskatoon en Saskatchewan. Dans l’Est, ce sont les marais et les champs agricoles qui les attirent. Par exemple ils se concentrent souvent dans les terres agricoles au nord-est de Montréal.

Par contre, leurs mouvements peuvent être erratiques et à l’hiver 2013-2014, nous avons assisté à une des plus importantes invasions de cette espèce mythique, sur la côte nord-est de l’Amérique du Nord. De Terre-Neuve jusqu’en Virginie, les rapports se comptaient par centaines et fracassaient des records. Nous les avons suivis là où ils étaient au moment du tournage et nous avons documenté leur mouvement.

À chaque été, entre la saison de pêche au homard et celle du hareng, une soixantaine d’équipages s’embarquent dans une véritable course contre la montre afin d’attraper un poisson de fond très convoité : le flétan. Dans le documentaire Le sprint au flétan nous suivons quatre équipages qui, en seulement dix heures, équipés de palangres, tenteront d’attraper un maximum de poissons.

Dans cette pêche où l’on doit combiner chance et expérience, les meilleurs reviendront avec des revenus pouvant aller jusqu’à 25 000 dollars tandis que d’autres n’attraperont pas de poissons et devront essuyer des pertes.

Mon père, le roi est un court métrage documentaire qui raconte l’histoire d’un gourou. Il capte les souvenirs du fils et de l’ex-épouse d’un homme désormais devenu le « roi » d’une secte religieuse. Avec la cinéaste, ils prennent la route pour visiter celui qui les a abandonnés 45 ans plus tôt.

 

 

Le documentaire Chercheurs d’or yukonnais explore le quotidien des mineurs d’or au Yukon. En se faisant embaucher dans des mines de la région de Dawson, le Yukonnais Simon D’Amours en apprend plus sur ce métier si singulier et part à la rencontre de chercheurs d’or d’exception.

Au cours des premières semaines, Simon apprend à miner avec un expert dans le domaine : Bernard Gagnon (Bernie). Du haut de ses 75 ans, Bernie est connu pour son ingéniosité et possède un outil révolutionnaire qui détecte les filons d’or sous les sols. Afin d’en apprendre davantage sur les techniques de recherche, Simon se rend également au milieu des bois avec Claude Audet et Corwin Guimond (Cor) pour analyser un terrain en utilisant la technique de « shaft », c’est-à-dire en creusant des trous dans le sol.

Claude, 57 ans, en est à son quatrième shaft, mais il n’a encore jamais trouvé d’or. Par contre, il espère bien y arriver sur ce nouvel emplacement qui semble très prometteur.

Cor, 66 ans, trappe dans les bois du Yukon depuis plus de 40 ans. Quand il ne trappe pas, il marque des terrains pour des mineurs ou fait des shafts avec ses amis, comme Claude Audet.

Simon tente de percer le mythe des mineurs, de comprendre ce qui les motive à poursuivre une vie si dure. Est-ce uniquement l’appât du gain ou y a-t-il autre chose qui les pousse à passer autant d’heures à travailler dans les bois, parfois jusqu’à épuisement, loin de leur famille et des commodités de la ville ?

À la fin du voyage, Simon n’aura peut-être pas trouvé une nouvelle vocation, mais il aura tracé un portrait des chercheurs d’or d’aujourd’hui.

 

Les océans recouvrent environ 70% de la planète et sont à l’origine même de la vie sur terre. Plusieurs des espèces qui y vivent sont très peu connues. Certaines, parmi les plus impressionnantes, comme la tortue luth et le requin pèlerin se retrouvent en été dans les eaux au large des côtes atlantiques du Canada pour y accomplir une partie importante de leur cycle de vie. Géants des profondeurs  les suit et jette un regard sur ces « gentils géants » et les recherches de pointe que poursuivent des scientifiques passionnés permettant à mieux les faire connaître et les protéger.